conte d’apothicaire

Voici une exposition qui à mon avis mérite que l’on s’y arrête, s’intitule “le cabinet des merveilles: éternuements de corneilles, pieds d’huîtres et oeufs de léopard”…

Dans cette exposition est consacrée au merveilleux et à l’histoire passionnante du “collectionnisme”. Cette tradition historique universaliste qui a été le point de départ de la création des plus beaux musées de Provence puise ses sources dans la pensée humaniste des grands intellectuels fasciné par la beauté de la nature, par les “antiquailles” trouvées dans les fouilles archéologiques, et les bizarreries du monde que les Gens du voyage ramenaient de Chine ou du Mexique, du Moyen-Orient ou de la Sibérie.

Avant de prétendre à sa dimension encyclopédique et de devenir musée d’histoire naturelle, le cabinet de curiosité ressemblaiy à un doux capharnaüm qui plut tant aux poètes surréalistes, au point qu’André Breton reproduisit à l’image de Ferdinand de Bavière ou de Nicolas-Claude Fabri de-Peiresc, un univers intime peuplé de masques océaniques, d’objets dignes du Facteur Cheval et de peintures oniriques de ses amis…

A travers 28 000 oeuvres du Museon Arlaten a été retenu le parti pris de se consacrer au rôle symbolique, anthropologique, cosmique, sacré et profane de l’animalité dans l’homme. Sont présentées des pattes de taupes contre le mal ou pour la fertilité, oeuf pondu un soir d’éclipse, des cannes de formes serpentines, des pièges réalisés avec des os de chèvres ou de moutons, des appeaux mimant les canards ou leurres à leur image en bois peint, des pierres de l’aigle, de picotes ou d’oeuf de serpent, quelques sonnailles et autres grelots avec os du poulailler en guise de battant sonore, des biberons en forme d’oiseaux, et des dizaines de fioles contenant des animaux fabuleux proches de la Tarasque…

Ce rapport ancestral entre l’homme et l’animal qui dicte tous les contes populaires ou les films hollywoodiens les plus trash, tous les mythes fondateurs de notre civilisation et toutes ses métamorphoses légendaires, est représenté à travers un choix d’oeuves anciennes rarement présentées ensemble. Une accumulation d’objets rares, de talismans, de peintures populaires, de reliques, et une trentaine d’oeuvres contemporaines d’artistes de renom international forment le coeur de l’exposition. Avec Kiki Smith (gravures et sculptures), Anette Messager (instatlation), Daneil Spoerri (tableaux), Jan Fabre (installations et sculptures), Miquel Barcelò (céramiques et aquarelles) , Hubert Duprat (insectes customisés), de Thomas Grünfeld (animaux fabuleux) à Bethan Huws (objets insolites).

Voici une oeuvre de Jan Fabre un peu spécial, car ce que vous ne voyez pas, c’est cette oeuvre est faite à partir d’os… Et une chimère de Thomas Grünfeld qui s’appelle “Misfit” faite avec un Fos-terrier, un renard et une biche…

Suite à la visite de cette exposition, notre cours de dessin de mardi dernier était donc consacré au cabinet des merveille…

Malgrès mon intérêt pour ce sujet, je ne suis pas arrivée à mettre sur papier mes “visions” de cabinet… Ce qui est frustant… Ce pot fût ma seule réalisation…

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