Les arômes dans notre assiette…brrrrr…
Je suis actuellement en train de lire ce petit livre TRES intéressant, et surtout très ragoûtant… On se demande vraiment si ce que l’on mange est vraiment fait pour ça, ou simplement pour réduire la population…
Pour vous faire une idée, je vais vous faire partager un passage (ou plusieurs)…
“Le problème, c’est que le produit baptisé “bouillon de poule” est une illusion à laquelle il faut que le consommateur croie lorsqu’il ouvre le sachet et qu’il déguste son potage. Ce qui n’est pas simple. Un “bouillon de poule au vermicelle” de Knorr, par exemple, ne contient que 2g de “poule séchée” sous forme de grabulés, soit à peine 7g de poule en chair et en os. Evidemment, aucun cuisinier au monde ne pourrait produire par miracle quatre assiettes de bonne soupe de poule avec si peu. Mais Knorr réussit ce tour de passe passe: il suffit d’un gramme “d’arôme” industriel. Si cela donne pas un véritable bouillon de poule, cela permet quand même d’obtenir une “solution comparable”, selon les mots d’un chimiste de Knorr. Prix: 69 centimes.”
Vous me direz “Et alors?”… Et alors!
“Le goût est l’âme des plats. Manipuler le goût, ce n’est pas simplement toucher à un caractère quelconque des aliments, c’est s’attaque à leur essence même, donner l’illusion de qualités qui n’existent pas, tromper le consommateur. Imiter le repas ou falsifier, modifier l’alimention par la technologie, c’est s’ingérer profondément dans la vie des êtres humains, influer sur leur constitution physiologique, leurs fonctions cérébrales, voire leurs pensées et leurs sentiments. Chacun sait que l’alcool et la drogue influent sur le bien-être; de la même manière, les ingrédients naturels ou artificiels des aliments agissent sur le cerveau. Et, dans le pire des cas, ils y provoquent des dégats.”
Pas convaincus…Attendez…
“Les biologistes et les chimistes ont infiniment plus de possibilités de produire des saveurs que les consommateurs devant leurs fourneaux. La socièté suisse Food Ingredients Specialties (FIS), par exemple, mélange de l’acide chlorhydrique ( …!… ) et de la soude caustique (…!!!!…) à des restes de noisettes et du gluten de blé. Le produit obtenu émet une oduer de salami ou de viande de porc; on le vend (…QUOI ?!!!) ensuite comme aromatisant dans des petits bocaux.”
Chez moi ces produits là servent….à déboucher les toilettes… Alors qu’est ce qu’ils viennent faire dans nos assiettes…?! Et ce n’est que le début du livre… Ma soeur qui la lut avant moi, m’a dit qu’il y avait aussi un chapitre consacré aux barres chocolaté type Mars, Twix… Je vais bien me régaler…
Pour ceux que sa intéressent, voici le nom du bouquin: Arômes dans notre assiette, la grande manipulation. De Hans-Ulrich Grimm aux éditions Terre vivante.
Encore un petit passage, la quatrième de couverture, juste pour le plaisir…
“Votre yaourt préféré doit son arôme “naturel” de fraise à des copeaux de bois. Une fraude de plus? Non, rien que la routine quotidienne de l’industrie alimentaire. En toute légalité, même si l’étiquette de votre yaourt n’en souffle mot.
Bienvenue dans le meilleur des mondes alimentaires, un monde où la saveur d’un produit est sans rapport avec son contenu et sa valeur nutritive réels. Ce monde, c’est celui des pizzas surgelées , des soupes instantanées, des plats préparés, des petits pots pour bébés, des aliments allégés. C’est celui des aliments industriels, dont le goût doit plus à l’habileté des chimistes qu’à l’art des cuiciniers.
Quels effets directs ou indirects sur la santé de ces produits à la saveur truquée? Comment l’organisme réagit-il lorsqu’il est trompé par des aliments virtuels? Obésité, ostéoporose infantile, allergies et même carences alimentaires, le constat est alarmant. Au-delà de notre santé, ce sont nos choix et nos habitudes alimentaires que l’industrie manipule. Grâce aux arômes, elle nous fait avaler les préparations les plus douteuses et s’assure notre fidèlité à ses produits.
Fruit d’une enquête rigoureuse dans les coulisses de l’industrie alimentaire, ce livre met enfin en lumière le rôle méconnu mais central des arômes, ces agents très secrets sans lesquels la grande manipulation de l’industrie alimentaire serait impossible.”